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La Fédération de l’UPA de Lanaudière réaffirme son opposition au projet de TGV d’Alto

Image 29La Fédération de l’UPA de Lanaudière dénonce de nouveau les impacts majeurs du projet de train à grande vitesse (TGV) d’Alto sur les terres agricoles, les entreprises familiales et les communautés rurales. L’absence de véritables consultations, la pression accrue sur le territoire agricole et le refus d’Alto de se soumettre au processus de la CPTAQ soulèvent de profondes inquiétudes chez les producteurs de la région.

Une menace directe pour les terres agricoles

Pour Marcel Papin, président de la Fédération de l’UPA de Lanaudière, le constat est sans équivoque :

« Le projet d’Alto est une menace grave et inacceptable pour nos terres. On veut nous imposer un tracé à toute vitesse, comme si notre

sécurité alimentaire pouvait se décider en deux temps trois mouvements. »

La relève agricole en première ligne

Déjà sous forte pression, la relève agricole refuse de voir son avenir sacrifié. Selon Alexandre Champagne, président de la Relève agricole de Lanaudière :

« Moderniser nos infrastructures, oui. Mais pas au prix de nos terres et de notre avenir. Le développement du Québec ne peut pas se

faire contre ceux qui le nourrissent : il doit se faire avec nous. »

Un projet énergivore aux conséquences multiples

Pour René Forest, vice-président du syndicat UPA d’Autray, l’enjeu dépasse largement la question du tracé :

« Le 2 % de terres cultivables du Québec représente notre garde-manger collectif : on ne peut pas recréer des terres agricoles cultivables. »

Il rappelle aussi l’inquiétude entourant le passage du TGV dans les tourbières de Lanoraie, un milieu sensible essentiel l’irrigation des terres agricoles, ainsi que l’augmentation du délai de déplacement pour les services publics comme les ambulances, les pompiers, les autobus scolaires et les déplacements de machinerie agricole.

Pour Johanne Pagé, présidente des producteurs de grains de Lanaudière, l’impact se fera sentir bien au-delà des fermes :

« Quand tout le monde va prendre conscience que leur garde-manger va être attaqué, tout le monde ensemble on va être des petits David contre un gros Goliath. Et dans cette histoire-là, on le sait : c’est David qui gagne. »

Un mouvement uni avec la population

La Fédération de l’UPA de Lanaudière se tient côte à côte avec la population, les familles agricoles et l’ensemble des communautés rurales. Partout dans la région, un message s’impose : protéger les terres agricoles est une responsabilité partagée, essentielle à la sécurité alimentaire, à l’économie locale et à la qualité de vie de tous les citoyens.

Une demande claire au gouvernement

Dans cet esprit d’unité, la Fédération de l’UPA de Lanaudière demande au gouvernement :

  • de revoir la pertinence du projet de TGV d’Alto,
  • de mettre en place une consultation réelle, transparente et inclusive auprès des citoyens et des producteurs, et d’évaluer

toutes les alternatives, dont le TGF,

  • et de protéger strictement les terres agricoles, une ressource limitée, stratégique et non renouvelable, qui constitue le fondement même de la sécurité alimentaire du Québec.
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