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Retour vers le social : Le FRAPRU et Action Logement Lanaudière craignent l'abandon du logement social en pleine crise de l'inabordabilité

20260218 170301Carl Lafrenière du FRAPRU, Benjamin Robert d'Action Logement Lanaudière, Amy Magowan Greene de la Table de concertation des groupes de femmes de Lanaudière, Sylvain Thibeault du Comité régional d'éducation pour le développement international de Lanaudière, et Catherine Cartier Pouliot du Mouvement pour l'éducation populaire autonome de LanaudièreLe Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tient aujourd’hui une assemblée publique à Joliette pour présenter à des organisations sociales de différents secteurs, sa perspective de doubler le parc de logement social en 15 ans. Accueillie par Action Logement Lanaudière, l’assemblée est l’occasion pour les organismes du secteur de témoigner des effets de la crise du logement dans leurs milieux. 

Joliette est une ville de locataires, leur proportion atteint 63% des ménages.  “L’offre de logements ne reflète ni leurs besoins ni leur capacité de payer et les alternatives au marché privé manquent cruellement”, affirme Benjamin Robert d’Action Logement Lanaudière. Parmi ceux-là, près du quart consacre plus de 30% de leur revenu pour se loger, avec un revenu médian de 21 800$ selon les données du dernier recensement de Statistique Canada. Pour respecter leur capacité de payer, les ménages devraient se loger pour moins de 545 $ par mois, un loyer introuvable sur le marché actuel. Les plus récentes données de la Société d’hypothèque et de logement (SCHL) révèlent plutôt un loyer moyen de 1041$ dans l’agglomération de Joliette en 2025. Le loyer moyen y a augmenté de 7,7% en un an et de 58% depuis le début de la pénurie en 2018. Autrement dit, impossible pour les locataires à faible et modeste revenu d’être logés sur le marché privé sans une aide substantielle. « Sauf qu'au regard du loyer moyen, au lieu de dilapider l’argent public sur des logements privés hors de prix, il apparaît urgent d’investir plutôt dans des mesures structurantes comme le logement social », explique Carl Lafrenière du  FRAPRU.

Où vont les rares ressources publiques destinées au logement?

Sous le nom « Logement : retour vers le social », la tournée du FRAPRU met en lumière les solutions que les trois paliers gouvernementaux doivent mettre en place pour répondre à la crise actuelle. À Joliette comme ailleurs dans la région, les organismes communautaires s’inquiètent des orientations caquistes qui risquent d’accentuer l’effritement du filet social en matière de logement. Les rares fonds publics sont de plus en plus dirigés vers des projets dont une partie significative des logements est hors de prix pour les locataires à faible et modeste revenus.  Ceci, au détriment de projets portés par les communautés.  

Au palier fédéral, les annonces de milliards par l’entremise de Maisons Canada ne s’accompagnent pas de garanties suffisantes quant à la réalisation de logements sociaux réellement abordables et disponibles rapidement pour les personnes qui en ont le plus besoin. Au lieu de construire des logements réellement abordables, la nouvelle agence ressemble davantage à une banque d’investissements exigeant une multitude de bailleurs de fonds et des montages financiers complexes. Du côté des municipalités, en première ligne face aux conséquences de la crise, elles doivent utiliser pleinement leurs leviers : fixer des cibles ambitieuses de logements sociaux et réserver leurs terrains et des fonds à ces projets.

La véritable solution structurelle pour répondre aux besoins urgents et prévenir ceux de demain demeure un retour affirmé vers le logement social, sous toutes ses formes, incluant un programme de logements publics. Ces derniers sont indispensables pour prévenir l’itinérance et garantir une accessibilité financière immédiate. Afin que les investissements publics demeurent un patrimoine collectif avec les retombées économiques et sociales qui font la force du logement social, ils ne doivent pas être captés par des projets qui n’ont pas un véritable ancrage dans les communautés, soulignent les groupes de défense du droit au logement qui insistent sur le rôle central que doivent jouer les communautés dans leur développement et leur gouvernance.

Avec la présence de (sur la photo ci jointe) Carl Lafrenière du FRAPRU, Benjamin Robert d'Action Logement Lanaudière, Amy Magowan Greene de la Table de concertation des groupes de femmes de Lanaudière, Sylvain Thibeault du Comité régional d'éducation pour le développement international de Lanaudière, et Catherine Cartier Pouliot du Mouvement pour l'éducation populaire autonome de Lanaudière

Action-Logement Lanaudière

144, rue St-Joseph, suite 217  Joliette (Québec)  J6E 5C4 

Tél. : 450 394-1778 poste 2  Sans frais : 1-855-394-1778 poste 2  Télécopieur. : 450 760-3586

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

Site Internet :www.logementlanaudiere.org

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